- La septième édition du Congrès international sur le changement climatique et le littoral s’est achevée ce midi à Ficoba, après deux journées d’échanges entre scientifiques, administrations publiques et entreprises
Irun, le 9 octobre 2026. Mener des recherches, améliorer les modèles et assumer la responsabilité de transmettre à la société ce que la science sait du changement climatique. Tel a été l’un des messages entendus lors de cette septième édition du congrès Uhinak, qui s’est tenue les 8 et 9 octobre à Ficoba.
Comme l’a affirmé Rogelio Pozo, directeur général d’AZTI, le centre technologique qui organise le congrès avec Ficoba : « Nous, scientifiques, avons la responsabilité de mener des recherches et d’améliorer les modèles. Mais je crois que notre plus grande responsabilité est ailleurs. Faire entendre notre voix. » Une mission qui exige constance et engagement : « Dire à la société ce que nous savons. Même lorsque cela fait mal. Et le dire tous les jours. Pas seulement lorsque nous sommes invités à un congrès. Tous les jours. »
Ces déclarations interviennent dans un contexte où la communauté scientifique comme les administrations publiques ont mis en garde contre les conséquences de la place laissée à la désinformation : « Lorsque nous, qui disposons des données, nous taisons, ce silence ne reste pas vide. Les fausses informations l’occupent. » Face à cette situation, Rogelio Pozo a appelé à faire preuve de « courage et d’imagination : du courage pour expliquer les preuves scientifiques, même lorsqu’elles dérangent, et de l’imagination pour toucher celles et ceux qui ne viendront jamais à un congrès, des salles de classe aux organisations de pêcheurs, en passant par les séances des conseils municipaux ou les conversations familiales ».
Une déclaration d’intention aujourd’hui plus nécessaire que jamais, car le réchauffement, la hausse du niveau de la mer et l’acidification de l’eau sont les manifestations d’un processus qui impose d’anticiper les réponses. C’est pourquoi l’une des nouveautés de cette édition du congrès a été l’intégration de deux tables rondes consacrées aux communes côtières, les premières à subir les conséquences de l’avancée de la mer.
Ces tables rondes, qui ont placé les communes au cœur des échanges, ont permis de partager des projets d’adaptation ainsi que des outils de planification et de gouvernance issus d’Euskadi, du pays de Galles, de Nouvelle-Aquitaine et du Pays basque nord.
Le programme de cette septième édition d’Uhinak a été complété par deux conférences principales, données par Antonio Turiel, chercheur au CSIC à l’Institut des sciences de la mer, et Melisa Menéndez, chercheuse à IHCantabria, ainsi que par un total de 40 communications orales et de 25 posters.
Plus d’informations : www.uhinak.com