• Plus de 150 congressistes ont confirmé leur participation
  • Le congrès sur le changement climatique et le littoral accueillera 11 séminaires d’experts et plus de 40 communications
  • Uhinak se déroulera dans un format hybride : présentiel et en ligne

Cette année, l’auditorium de Ficoba deviendra un plateau de télévision dans lequel la quatrième édition du Congrès sur le changement climatique et le littoral, Uhinak, se déroulera en streaming. La situation actuelle autour de la Covid-19 a imposé de revoir le format afin d’optimiser la tenue du propre congrès et que celui-ci se déroule sous les meilleures conditions pour les congressistes. Le résultat : un congrès en format hybride, présentiel pour les intervenants et virtuel pour plus de 150 congressistes qui ont confirmé leur participation.

Le changement climatique n’est pas étranger à la crise sanitaire et économique due au coronavirus qui menace de freiner les progrès réalisés au cours des dernières années. « Une grave erreur, comme le souligne Guillem Chust, coordinateur scientifique d’Uhinak, surtout si l’on tient compte du fait que la meilleure garantie pour bâtir une société à même de freiner les nouvelles pandémies passe par la mise en place de politiques environnementales qui garantissent le développement durable. Il est impératif de conjuguer le redressement post-COVID-19 et les objectifs climatiques ».

C’est pourquoi cette année il est plus important que jamais que des représentants du secteur public, de la politique, de l’entreprise, des techniciens, des experts de centres technologiques et de recherche unissent leurs voix à Uhinak et soumettent des arguments pour mettre en valeur, comme le dit la devise du congrès, le besoin d’agir face à l’urgence climatique.

L’objectif principal de ce débat multidisciplinaire, qui se déroulera à Ficoba les 4 et 5 novembre, est d’identifier les besoins des gestionnaires qui doivent adopter des mesures pour lutter contre le changement climatique et déterminer ce que la communauté scientifique et technologique peut apporter pour y parvenir. Et ce dans un contexte comme Uhinak qui favorise le partage d’expériences, la connaissance des bonnes pratiques, qui promeut la collaboration dans la gestion et la conservation du littoral par le biais de la coopération transfrontalière, la création de synergies et de nouvelles opportunités d’entreprise qui découlent des mesures à adopter progressivement pour lutter contre le changement climatique.

Une réalité qui évolue

La réflexion et le débat des participants à Uhinak auront lieu dans un contexte qui a évolué depuis la tenue de la première édition du congrès.

Adolfo Uriarte, directeur de Valeur d’AZTI, une entité qui organise le congrès Uhinak en collaboration avec Ficoba, remarque que « depuis 2017, l’année de la création du congrès, des changements sont survenus dans la perception de la crise climatique qui méritent d’être soulignés, sans doute le plus important a été la déclaration d’urgence climatique faite par de nombreux gouvernements du monde entier, dont les gouvernements de l’UE, de l’Espagne et du Pays basque. Cette urgence vise à éveiller les consciences politiques pour commencer à agir contre la crise environnementale actuelle.

La dernière réunion de la COP25 en décembre 2019, loin d’être un échec comme certains l’affirment, a également été un sommet d’engagements. Un de ces engagements, probablement celui qui nous concerne le plus au vu de notre engagement envers Uhinak, est la reconnaissance générale du rôle de la science. Le rôle du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a été ouvertement reconnu et un consensus a été atteint sur le fait que les politiques doivent être en permanence mises à jour sur la base des progrès de la science.

Nous y travaillons actuellement au niveau local, mais avec une vision de plus en plus globale. Nous devons continuer à insister sur le message que nous avons lancé lors de notre première édition : le coût de ne rien faire sera bien supérieur au coût d’agir pour réduire et s’adapter aux changements».

Blocs et conférences

Au cours de cette édition, Uhinak accueillera 11 séminaires d’experts invités et plus de 40 communications, structurés en quatre blocs qui couvrent les défis de l’urgence climatique pour notre littoral en 2050, les mesures d’adaptation aux phénomènes côtiers extrêmes, les mesures d’atténuation du changement climatique et le dénommé carbone bleu, et la gouvernance mondiale en tant qu’outil de gestion.

 Dans le Bloc 1 : Urgence climatique : Notre littoral en 2050, des sujets tels que les risques issus d’un réchauffement global supérieur à 1,5ºC, le nouveau rapport du GIEC(Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur les océans et la cryosphère, la résilience et les impacts sur les activités humaines, les écosystèmes et leurs services, et la biodiversité, les archives paléoclimatiques ou les scénarios climatiques seront abordés.

Le Bloc 2 sur les événements extrêmes et les mesures d’adaptation abordera la houle extrême, les tempêtes, les marées météorologiques, les inondations, les épidémies, les vagues de chaleur, la gestion du risque, les défis liés à l’évaluation de la contribution du changement climatique aux événements extrêmes, les réseaux d’observatoires climatiques et d’instrumentation innovante de suivi, les effets et les dégâts causés aux plages, ports, infrastructures critiques et aux zones urbaines et la vulnérabilité, l’exposition du littoral, les actions et les stratégies d’adaptation.

Dans le Bloc 3, intitulé « Le carbone bleu et la réduction du réchauffement climatique », des sujets comme le rôle du carbone capturé par les écosystèmes océaniques et côtiers (appelé carbone bleu) dans l’atténuation mondiale, la décarbonisation de l’économie bleue, l’économie circulaire, les évaluations économiques et la lutte contre le réchauffement climatique sur le littoral seront abordés.

Pour terminer, dans le Bloc 4 sur la gouvernance et les outils de gestion, les experts discuteront sur la gestion intégrée des zones côtières et la planification spatiale marine, sur la gestion écosystémique et les solutions basées sur la nature, sur les outils d’alertes précoces et la prise de décision, sur les plans et les programmes d’action pour le climat sur le littoral, ainsi que sur la communication, la perception et la participation des citoyens.

Parmi la longue liste d’orateurs qui participeront à Uhinak, déjà consultable sur le site web du congrès, il faut souligner des participants tels que le professeur d’écologie, membre de l’Institut d’océanographie et de changement global de l’Université de Las Palmas de Gran Canaria. Javier Aristegi, professeur et chercheur en océanographie biologique et changement climatique, qui sera chargé du discours d’ouverture de la première journée.

Arístegi abordera dans sa conférence les solutions océaniques pour éliminer le CO2 : un défi pour la science et la gouvernance.

María J. Sanz, professeur Ikerbasque et directrice scientifique du Centre basque pour le changement climatique (BC3), centre d’excellence du gouvernement basque et de l’unité d’excellence Maria de Maeztu, où elle dirige une équipe de recherche multidisciplinaire, prononcera le discours d’ouverture de la deuxième journée d’Uhinak. Sa conférence portera sur le changement climatique et le carbone bleu.

À propos d’Uhinak

Uhinak, Congrès Transfrontalier sur le Changement Climatique et Littoral promu par Ficoba et le centre technologique AZTI, est soutenu par un Comité Technique composé de représentants du Gouvernement Basque (Ihobe), du Conseil Provincial de Gipuzkoa, de la Communauté d’Agglomérations du Pays Basque, de l’Adegi, du CSIC/ESADE/CEAB, Bureau espagnol du changement climatique, BC3, Centre Atlantique de l’EUCC, Association des ingénieurs civils du Pays basque, Fondation Naturklima, AIHR (Association internationale d’ingénierie et de recherche hydroenvironnementales), Observatoire de la durabilité-Fondation Cristina-Enea, Eurorégion Nouvelle Aquitanie-Euskadi-Navarre et AZTI.

En outre, Uhinak bénéficie du soutien de nombreuses institutions telles que le Département de Développement Économique, de la Durabilité et de l’Environnement, du Gouvernement Basque par le biais de son entreprise publique Ihobe, le Conseil provincial de Gipuzkoa (Département de l’environnement), la Communauté d’agglomération Pays Basque et la Région Nouvelle Aquitaine.